Et si bouger pendant le travail n'était pas du temps perdu ?

Publié le 13 octobre 2026 à 18:38

Postures sédentaires, santé et interventions collectives : comment choisir une action adaptée aux équipes et en apprécier l'utilité ?

Un bureau assis-debout, des pauses actives ou une intervention collective : trois façons d'encourager le mouvement au travail. Mais trois réponses qui n'ont pas nécessairement la même fonction.

La première agit sur le poste de travail. La deuxième concerne les possibilités de mouvement au quotidien. La troisième peut permettre aux salariés de découvrir des pratiques, de les expérimenter et de partager un temps collectif.

Toutes partent d'une intention positive.

Mais comment choisir ce qui sera réellement adapté aux équipes ? Et comment savoir, ensuite, ce que l'action leur a apporté ?

Le 13 octobre 2026, Parenthèse Immersive a suivi la journée technique de l'INRS consacrée aux postures sédentaires au travail.

Une journée riche en éclairages scientifiques et en retours d'expérience, qui invite à réfléchir à la place du mouvement dans les organisations, mais également à la manière dont les entreprises choisissent et valorisent leurs initiatives collectives.

Rester assis longtemps : un sujet moins anodin qu'il n'y paraît

Travail sur écran, réunions successives, déplacements en voiture, activités nécessitant une présence prolongée au même poste…

Le temps passé assis s'installe facilement dans les journées professionnelles.

Une distinction importante a été rappelée pendant la journée INRS : la sédentarité n'est pas la même chose que l'inactivité physique.

La première correspond à des périodes passées éveillé, assis ou allongé, avec une très faible dépense énergétique. La seconde désigne une pratique insuffisante d'activité physique au regard des recommandations.

Une personne peut donc faire du sport plusieurs fois par semaine et rester malgré tout très sédentaire.

Les études présentées par l'INRS associent une exposition prolongée aux postures sédentaires à des risques accrus pour la santé, notamment cardiovasculaires et métaboliques. [1]

Une étude portant sur 7 607 adultes, suivis pendant environ 7,4 ans, a notamment identifié des associations entre la durée des périodes sédentaires et le risque d'accident vasculaire cérébral. [2]

Ce n'est donc pas seulement la quantité de mouvement pratiquée dans la semaine qui mérite notre attention, mais aussi la manière dont les journées sont organisées.

Interrompre la position assise peut déjà avoir un intérêt

Les recherches s'intéressent également aux effets de courtes interruptions actives des périodes assises.

Une méta-analyse publiée dans Sports Medicine indique que ces interruptions peuvent améliorer certains indicateurs métaboliques à court terme, notamment les réponses du glucose et de l'insuline. [3]

D'autres travaux explorent les effets de l'activité physique sur les fonctions cognitives.

Une synthèse scientifique publiée en 2025, réunissant 383 études et plus de 18 000 participants, rapporte des effets favorables moyens d'une séance d'activité physique sur certaines capacités, dont l'attention et la mémoire. [4]

Une autre méta-analyse, consacrée aux interventions d'activité physique en milieu professionnel, présente également des résultats encourageants sur plusieurs indicateurs de santé physique, mentale et de fonctionnement au travail. [5]

Ces observations ne signifient pas qu'une séance collective peut, à elle seule, prévenir une maladie, réduire l'absentéisme ou améliorer la productivité.

Elles montrent néanmoins que le mouvement pendant la journée professionnelle mérite d'être considéré comme un véritable sujet, et non comme une activité accessoire.

Ce qui fonctionne sur le papier doit aussi être possible au travail

L'INRS propose deux repères de prévention : favoriser l'interruption des postures sédentaires, idéalement toutes les 30 minutes, et limiter leur durée cumulée quotidienne, idéalement à moins de cinq heures. [1]

Mais dans la réalité, les possibilités varient considérablement.

Un salarié travaillant sur écran avec une certaine autonomie n'a pas les mêmes contraintes qu'une personne assurant un accueil permanent, une surveillance ou une activité difficilement interruptible.

La solution ne consiste donc pas à demander indistinctement à tous les salariés de se lever davantage.

Il faut aussi examiner les espaces, les équipements, les rythmes et les possibilités réelles de varier les postures.

Lors de la journée INRS, Arkema France a notamment présenté un retour d'expérience sur l'intégration de la prévention des postures sédentaires dans les réflexions autour de l'ergonomie et de l'aménagement de son siège social.

Cet exemple rappelle qu'une réponse peut passer par l'environnement de travail lui-même.

Mais toutes les entreprises ne disposent pas des mêmes locaux, des mêmes moyens ou des mêmes contraintes d'activité.

La pertinence d'une initiative dépend aussi de la réalité de ceux qui devront pouvoir l'utiliser.

Une intervention collective : pour répondre à quelle intention ?

Prenons le cas d'une PME souhaitant organiser une action pour huit collaborateurs travaillant principalement devant un écran.

Plusieurs réponses peuvent être envisagées.

Sensibiliser au mouvement. Une intervention animée par un professionnel compétent peut permettre aux participants de découvrir des mouvements adaptés, d'expérimenter différentes possibilités et de mieux comprendre l'intérêt de varier les postures.

Proposer un moment de récupération. Si les salariés expriment surtout le besoin de souffler après une période intense, un temps de détente ou de relâchement collectif peut être plus pertinent. Ce n'est pas une action équivalente à la prévention des postures sédentaires : l'objectif est différent.

Construire une continuité. Si l'entreprise souhaite proposer plusieurs expériences complémentaires, prendre en compte les retours des salariés et organiser des rendez-vous dans la durée, un dispositif coordonné peut être envisagé.

Dans ces trois exemples, l'intention de l'employeur est positive. Mais les expertises, les professionnels et les formats nécessaires peuvent différer.

C'est pourquoi la question ne devrait pas être uniquement : « Quel atelier pourrions-nous organiser ? »

Elle devrait également être : « Qu'attendons-nous de cette expérience pour nos équipes ? »

Une seule intervention peut-elle suffire ?

Absolument.

Une intervention ponctuelle peut avoir une véritable utilité lorsqu'elle répond à un objectif précis : sensibiliser, faire découvrir une pratique, proposer un temps de détente ou créer une expérience collective.

Un programme plus important n'est pas systématiquement préférable.

En revanche, certains projets nécessitent plusieurs professionnels, des interventions complémentaires, une coordination plus étendue ou des rendez-vous réguliers.

La différence ne se situe donc pas dans le sérieux de la prestation, mais dans l'ampleur du besoin auquel elle répond.

Une action bien ciblée vaut mieux qu'un dispositif plus ambitieux sans objectif clairement identifié.

Et pourquoi confier cette intervention à Parenthèse Immersive ?

Une entreprise peut naturellement contacter directement un professionnel lorsqu'elle sait précisément quelle intervention elle souhaite organiser.

Mais lorsqu'elle recherche la compétence pertinente, hésite entre plusieurs formats ou souhaite disposer d'un accompagnement structuré, une autre forme de service prend tout son sens.

C'est le métier de Parenthèse Immersive.

PI ne propose pas simplement une liste d'activités parmi lesquelles choisir.

À partir du contexte communiqué par l'entreprise, nous précisons l'objectif, les personnes concernées et les contraintes de participation.

Nous identifions ensuite l'expertise appropriée, sélectionnons le professionnel adapté et concevons les modalités de l'intervention.

PI centralise également la coordination, les échanges et le suivi du projet.

L'entreprise conserve un interlocuteur unique, tandis que chaque professionnel intervient dans son propre champ de compétence.

L'accompagnement est adapté à l'ampleur du projet, de l'action ponctuelle au dispositif entièrement sur mesure.

Ce que PI apporte, ce n'est pas seulement l'accès à un professionnel. C'est le travail de conception et de coordination qui permet de mobiliser la bonne compétence dans les bonnes conditions.

Après l'atelier, que reste-t-il à l'entreprise ?

Un moment apprécié par les salariés est déjà un résultat positif.

Mais une entreprise qui mobilise du temps, un budget et des ressources pour ses équipes peut également souhaiter mieux comprendre ce que l'expérience a apporté.

Les participants ont-ils apprécié l'intervention ? Le format correspondait-il à leurs attentes ? Les conditions de participation étaient-elles adaptées ? Ont-ils identifié des éléments qu'ils souhaitent réutiliser ? Certaines limites ou pistes d'amélioration sont-elles apparues ?

Ces questions ont toute leur place dans la valorisation d'une action collective.

Avec Parenthèse Immersive, l'intervention ne s'arrête pas au dernier atelier.

Le Bilan d'Impact PIERS®, adapté au format retenu, rassemble les principaux retours utiles pour comprendre comment l'expérience a été vécue et éclairer une éventuelle suite.

Il permet à l'entreprise de disposer d'une synthèse structurée : ce qui a été apprécié, les éléments marquants, les éventuelles limites et les enseignements utiles pour la suite.

Ce bilan permet à l'entreprise de valoriser les moyens engagés, d'apprécier les premiers résultats de l'intervention et de disposer d'enseignements concrets pour orienter ses prochaines actions.

Il apporte ainsi une meilleure lisibilité de l'action engagée et des éléments pour préparer les décisions suivantes.

C'est une dimension importante de la valeur de PI, présente dès les interventions ponctuelles, avec un niveau de suivi adapté au projet.

Agir pour ses équipes, mais avec quelle réponse ?

La journée technique de l'INRS rappelle que les postures sédentaires représentent un enjeu réel de santé au travail.

Au-delà des enjeux de santé, la fatigue, les difficultés de récupération et les contraintes du quotidien professionnel peuvent aussi peser sur le fonctionnement des équipes. L'absentéisme, la désorganisation et les efforts de fidélisation représentent des enjeux économiques réels pour les entreprises. Une intervention collective ciblée peut prendre place dans une démarche plus large visant à agir sur ces situations, en complément des autres mesures engagées.

La journée montre également que les réponses sont multiples : aménagement des espaces, organisation, alternance des postures, sensibilisation et activité physique.

Certaines mesures relèvent directement de l'employeur et des professionnels spécialisés en santé et prévention des risques professionnels.

Une intervention collective peut venir compléter ces démarches lorsqu'elle répond à un objectif précis.

Sur ce sujet comme sur d'autres besoins de bien-être collectif, la valeur d'une action ne tient pas uniquement à son existence, mais aussi à la pertinence de son choix, aux conditions de sa réalisation et aux enseignements qu'elle permet de recueillir.

Une entreprise peut offrir un moment agréable à ses collaborateurs. Elle peut également choisir de confier à PI la conception, la coordination et la valorisation de cette expérience.

C'est la proposition de Parenthèse Immersive : transformer une intention positive en intervention adaptée, sans perdre de vue les personnes, les objectifs et les réalités de l'organisation.

Et si nous parlions de ce que vos équipes ont réellement besoin de vivre ?

Vous souhaitez proposer une première intervention, organiser des rendez-vous réguliers ou concevoir un temps fort collectif ?

Parenthèse Immersive vous aide à construire la réponse adaptée, sans vous demander de choisir d'abord une activité.

Découvrir nos accompagnements : https://www.parenthese-immersive.fr/entreprises-et-collectivites

Parler de votre projet : https://www.parenthese-immersive.fr/contact

 


 

Sources et références

[1] INRS (2024), Les postures sédentaires au travail. Définition, effets sur la santé et mesures de prévention, ED 6494. https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED+6494

[2] Hooker S. P. et al. (2022), Association of Accelerometer-Measured Sedentary Time and Physical Activity With Risk of Stroke Among US Adults, JAMA Network Open. https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2022.15385

[3] Loh R. et al. (2020), Effects of Interrupting Prolonged Sitting with Physical Activity Breaks on Blood Glucose, Insulin and Triacylglycerol Measures, Sports Medicine. https://doi.org/10.1007/s40279-019-01183-w

[4] Chang Y.-K. et al. (2025), Effects of Acute Exercise on Cognitive Function: A Meta-Review of 30 Systematic Reviews With Meta-Analyses, Psychological Bulletin. https://doi.org/10.1037/bul0000460

[5] Nath A. et al. (2025), Move to Improve: Meta-Analysis of Workplace Physical Activity Interventions, Journal of Occupational Health Psychology. https://doi.org/10.1037/ocp0000401

Source événementielle : INRS, journée technique Postures sédentaires au travail — Tous concernés !, 13 octobre 2026. Interventions scientifiques et retours d'expérience, notamment Arkema France.

Sources scientifiques : les études citées documentent les enjeux de santé liés à la sédentarité et les effets de certaines interventions. Les analyses et propositions de Parenthèse Immersive s'inscrivent dans son métier de conception et de coordination d'expériences collectives adaptées aux organisations.

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